L’heure est à la préparation de l’édition 2010 qui se déroulera les 1er et 2 décembre et qui a pour thématique « Réformes territoriales : quelles conséquences pour les services publics locaux ? ». Les appels à candidature pour l’organisation des ateliers sont d’ores et déjà ouverts.
Décembre 1998, alors que l’Institut national des études territoriales (INET) fête sa première année d’installation dans la capitale alsacienne, sont inaugurés les Entretiens territoriaux de Strasbourg, vitrine de l’Institut. Un rendez-vous qui d’emblée attire des centaines de dirigeants et qui depuis s’est installé comme l’événement de la fin de l’année où chacun aime se retrouver et que certains ne manqueraient en aucun cas ! « Au-delà même du contenu, les ETS sont toujours l’occasion de croiser un collègue. C’est un lieu de rencontres profitable où le “off” intéresse presque autant que le “in” assez remarquablement organisé et structuré », analyse Yannis Wendling, directeur de l’audit interne au conseil général de Seine-Saint-Denis, qui fait le déplacement à Strasbourg chaque année depuis 5 ans. Conciliant travail et réflexion mais aussi échanges, convivialité et détente, les congressistes parlent de la manifestation comme « d’une bouffée d’oxygène dans leur quotidien ».
Diversité des thèmes proposés
D’année en année, ces entretiens ont évolué avec une participation plus importante des élèves administrateurs et conservateurs mais aussi l’instauration de nouveaux rendez-vous. Organisés sur deux journées, les ETS regroupent aujourd’hui plus d’une trentaine de rencontres avec des débats-partenariaux, des conférences-débats, des rencontres professionnelles conçues pour les associations, des rencontres “off” et des tables rondes, ainsi qu’une vingtaine d’ateliers. Ces derniers sont particulièrement appréciés par la diversité des thèmes proposés qui depuis peu se rapportent à la thématique générale des ETS en lien avec l’actualité territoriale. Des ateliers qui permettent entre autres de glaner de l’information, de partager et confronter les expériences, d’échanger sur les initiatives, de s’interroger sur les pratiques managériales, ou d’identifier les enjeux à venir grâce aux multiples interventions de dirigeants territoriaux mais aussi de personnes extérieures à la fonction publique territoriale (fonctionnaires de l’Etat, acteurs privés, acteurs associatifs, etc.). Certains, à l’instar de Yannis Wendling, ne seraient pas contre plus d’ouverture sur certains sujets avec la participation par exemple de collectivités étrangères ou d’autres structures : « Cela permettrait de renouveler un sujet et ce serait intéressant d’avoir un autre regard ».
L’an passé, la thématique retenue était consacrée au « service public territorial face aux crises », le but étant via ces ateliers d’échanger sur les initiatives territoriales, acteurs immédiats de la relance, dans différents champs d’interventions et avec différents leviers. Pour 2010, les ETS aborderont « les réformes territoriales et leurs conséquences pour les services publics locaux » : une thématique ô combien d’actualité qui ne manquera pas d’alimenter échanges et débats. Si vous souhaitez apporter votre pierre à l’édifice, ne manquez pas l’appel à projets lancé depuis peu pour l’organisation d’un atelier(1).
Créer le débat et faire passer de l’information
Comment cela fonctionne-t-il ? Une fois la proposition retenue, un « praticien » des collectivités est nommé coordinateur d’atelier. Personne relais entre l’INET et les intervenants, il assure notamment la recherche d’intervenants, la conduite des réunions préparatoires et la validation, dans son groupe, des contenus présentant son atelier, dans le magazine programme et sur le site internet des ETS (www.inet-ets.net). Il se charge aussi d’informer l’INET de l’avancement de l’atelier et de tout changement pouvant intervenir en cours de préparation. Durant les mois d’octobre et novembre, au moins deux réunions préparatoires sont organisées par le coordinateur auxquelles sera associé un membre du comité d’organisation. Etape finale avant le jour J : la rédaction d’un conducteur d’atelier qui sera inséré dans le dossier remis aux congressistes résumant les interventions et complété entre autres de références bibliographiques. Valérie Chatel, directrice générale adjointe des ressources humaines et de l’administration générale au conseil général du Nord, relate son expérience : « L’intérêt des ETS et des ateliers est de créer le débat et d’aller sur des questions qui interpellent mais sans polémiquer. C’est pourquoi il importe de cadrer les interventions. Un cadrage qui doit également tenir compte du public. Ce sont des dirigeants territoriaux et nous devons leur apporter un nouvel éclairage. » Et de poursuivre : « J’ai moi-même un intérêt pour les ateliers qui ouvrent à une réflexion plus théorique. C’est bien de confronter les expériences de terrain mais il est important de traiter des enjeux généraux et de faire passer de l’information et des messages. C’est ce qui m’a plu d’ailleurs l’an passé lors du temps d’échange avec le président du CNFPT. »
(1) Renseignements auprès de emmanuelle.jeannin@cnfpt.fr ou marie.stenger@cnfpt.fr.
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