Un sondage CSA réalisé fin 2006 démontrait que quelque 77 % des Français ont une « assez bonne » ou une « très bonne » opinion de la fonction publique, alors que 22 % en ont une « assez mauvaise ou très mauvaise », et 1 % ne se prononcent pas. Travailler dans la fonction publique est « un privilège » pour 59 % des sondés, mais aussi « un engagement » pour 72 % des personnes interrogées. 69 % estiment que c'est « une situation professionnelle comme les autres ». Les valeurs de la fonction publique sont « assez bien défendues » ou « très bien défendues » par le personnel, selon 60 % des sondés.
Les collectivités locales embauchent
Il est vrai que les communes, départements, régions jouent un rôle non négligeable dans la baisse du chômage en raison du dynamisme de leur offre d'embauche qui ne se dément pas depuis le milieu des années 1980, selon des données Insee. La baisse du chômage, entamée en mars 2005, s'explique par une hausse des créations nettes d'emplois : + 243 000 en 2006, dont 105 000 dans le secteur non marchand. Sur ce total, plus d'un emploi sur dix aura été créé dans la fonction publique territoriale, toujours selon l'Insee, qui table pour 2007 sur « une prolongation de la tendance », de l'ordre de plus de 1,5 %, soit 30 000 à 35 000 nouveaux emplois. Les collectivités locales emploient moins de personnel que l'État, mais elles sont premières en terme de création d'emplois et elles ont aussi connu le plus fort dynamisme depuis la première phase de décentralisation.
Entre 1994 et 2004, les effectifs des collectivités locales, qui héritent de plus en plus de compétences de l'État et sous la pression de la demande sociale, culturelle, sportive, ont augmenté de 20%. Les régions, en particulier, ont connu un fort développement. Depuis 2003, on peut estimer que l'accroissement de l'investissement public local a permis en outre de créer 200 000 emplois dans le privé. Avec un chômage à 8,6 % fin janvier 2007, les jeunes, diplômés ou non, se tournent vers la territoriale, non pas par dépit ou par sécurité de l'emploi, ce qui peut être un « plus », mais surtout pour son intérêt, par attrait pour les perspectives d'évolution, de choix de métiers.
Ces recrutements à venir sont aussi la conséquence de l'évolution de la courbe démographique et au renouvellement des générations. Un grand nombre d'agents publics dans les dix prochaines années vont devoir être remplacés. Les collectivités privilégient désormais la professionnalisation des candidats dans leur mode de recrutement, quel que soient le domaine d'activité et le niveau de responsabilité pour des emplois proposés.
Plus de 250 métiers
La fonction publique territoriale offre pas moins de 250 métiers répartis dans 8 filières et 35 familles de métiers (voir encadré). L'Observatoire de la fonction publique territoriale vient de publier les tendances de l'emploi 2007*. Cette étude présente les perspectives de recrutement des collectivités, la répartition par type de collectivités, par secteur géographique et par domaine d'activités. Pour 2007, 23 200 recrutements sont prévus. Le domaine des interventions techniques constitue 30 % des recrutements prévus, 22 % dans les prestations sociales et culturelles, 18 % sont prévus dans le domaine « direction et gestion des ressources », 17 % dans l'éducation, l'enfance et la jeunesse, 7 % dans les missions régaliennes des collectivités, et 5 % dans les politiques publiques d'aménagement et de développement.
Cette bonne image est confirmée par la volonté des jeunes de travailler dans la fonction publique, ou de leurs parents à les y encourager comme le démontre le sondage réalisé par La Gazette des communes et Le Monde, à l'occasion de l'édition 2007 du salon de l'Emploi public, où 77 % des personnes interrogées se disent prêtes à encourager leur enfant à devenir fonctionnaire.
*étude disponible sur le www.observatoire.cnfpt.fr
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